Débordements à Liège suite à l’arrestation musclée d’une congolaise

par Afrikaleaks La Rédaction
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arrestation musclée congolaise à liège

Faisant suite à l’arrestation musclée d’une dame d’origine congolaise, entre 200 et 300 casseurs originaires de Liège et sa périphérie mais aussi de Bruxelles ont commis des faits de pillage, vols et dégradations, samedi après-midi, dans le centre de Liège. Au total, 36 policiers ont été blessés. Neuf d’entre eux ont dû être hospitalisés.

Une arrestation musclée

L’origine de ces heurts remonte à l’arrestation musclée d’une dame d’origine congolaise interpellée lundi 8 mars place Saint-Lambert à Liège, suite de son arrestation la dame a déposé plainte au contrôle interne de la police de Liège.

L’intervention de la police de Liège lundi dernier dans le centre-ville ne cesse d’alimenter les conversations. Une vive polémique s’en est suivie après la publication sur les réseaux sociaux des images de l’interpellation de la dame. Laquelle est plaquée au sol par les inspecteurs, alors qu’elle se trouvait sur la place Saint-Lambert.

S’il est difficile de comprendre le contexte d’une telle arrestation puisqu’on ne voit que le moment où les policiers la plaquent au sol, la dame interpellée et menottée évoque une violence policière.

Interpellation musclée d’une congolaise à Liège

Un déferlement de violence » sur le centre-ville de Liège

Dimanche matin, la ville de Liège et la zone de police ont dressé un premier bilan suite aux émeutes survenues la veille dans le centre-ville.

Et ce pour rappel au départ d’une manifestation « Black Lives Matter » organisée en réaction à l’arrestation musclée de la jeune dame d’origine congolaise.

Laquelle, précisent de leur côté ses responsables, s’est plutôt bien déroulée sur la place Saint-Lambert en présence d’une petite centaine de personnes.

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Des scènes d’émeutes ont eu lieu au départ de la place de la République française où un motard de la police de Liège a été agressé par des jeunes casseurs, entre 200 et 300 au total.

S’en est suivi, selon le chef de corps Christian Beaupère,  » un déferlement de violence » qui s’est abattu sur le centre-ville où se tenait égalelemnt l’action « Still standing for Culture« .

C’est à l’arrière du passage des chars des forains et de l’événementiel que des actes de violence visiblement préparés en amont, toujours selon ce dernier, ont débuté.

Des dégradations importantes et un soutien au commerce

Ainsi donc, il fut notamment question de vitrines de commerces brisées, de faits de pillage et de vol ainsi que d’autres dégradations intervenues dans l’espace public.

Un exemple marquant étant constitué selon le bourgmestre Willy Demeyer par les galeries Saint-Lambert, lesquelles ont subi un lourd tribut, au niveau de leur façade notamment.

La nuit de samedi à dimanche a d’ailleurs été consacrée à tenter d’effacer les traces.  » La Ville réitère son appel au calme et assure les commerçants de son soutien« , s’est-il exprimé.

Tant le bourgmestre que la Première échevine ont condamné ces débordements et ont annoncé plusieurs mesures telles que la mise sur pied urgente d’un plan de soutien au commerce.

En outre, Willy Demeyer est brièvement revenu sur l’événement qui aurait mis le feu aux poudres, mettant en avant  » un dialogue entamé vendredi soir avec la communauté subsaharienne« .

 » Ses représentants n’ont pas soutenu la manifestation de ce samedi après-midi qui n’a été ni autorisée, ni interdite, de manière à laisser le champ libre à la police pour intervenir si nécessaire« .

36 policiers blessés et 10 jeunes casseurs arrêtés

Déplorant  » un phénomène de casseurs« , venus de Liège et de sa périphérie mais aussi de Bruxelles, le chef de la police liégeoise a fait état de 36 policiers blessés dont 9 hospitalisés.

Estimant que  » la situation liée au Covid-19 n’a rien arrangé » et réfutant toute accusation de racisme, il a affirmé que « l’arrestation judiciaire récente a été un prétexte pour casser« .

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L’interpellation

A ce stade et alors que l’enquête judiciaire n’en est visiblement qu’à ses prémisses, seules 10 personnes ont été arrêtées, 6 judiciairement et 4 administrativement.

Parmi ces dernières, on ne dénombre que 3 individus originaires de Liège et 4 mineurs, les autres jeunes casseurs interpellés étant âgés entre 20 et 30 ans.

Les 4 mineurs interpellés, dont 1 pour jet de pavés, ont été mis par le parquet à la disposition du juge de la jeunesse et quant aux 2 majeurs nés en 1996 et 1998, leur dossier a été mis à l’instruction.

Quant au dispositif policier présent sur place, il a été jugé suffisant, de 120 au départ à 250 au final, des renforts de la police fédérale étant aussi intervenus.


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